Notre réalité visible est-elle la seule qui existe ? Y a-t-il une vie après la mort ?

Pour illustrer cette interrogation, voici simplement une jolie parabole trouvée dans le livre du Dr. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà, p 71.

Il s’agit de la discussion de jumeaux, Gabriel et Léon, dans leur petite caverne platonicienne (ils flottent dans le liquide amniotique à la fin d’une grossesse.) Léon est un matérialiste qui ne croit qu’à ce qu’il perçoit dans sa vie intra-utérine. Son frère Gabriel, quant à lui, pense qu’une vie différente de celle qu’il subit depuis près de neuf mois est tout à fait possible. Ils communiquent par télépathie.

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Léon : Tu crois qu’il existe une vie après la naissance ?

Gabriel : Bien sûr. Tout le monde sait qu’il y a une vie après la naissance.

Léon : Dans ce cas, qu’est-ce qu’on ferait ici, alors ? Cette vie intra-utérine serait stupide et complètement inutile !

Gabriel : Nous sommes ici en transit pour grandir et être assez forts. Nous nous préparons pour ce qui nous attend après.

Léon : Ouais, l’espoir fait vivre ! Tout ça, ce ne sont que des conneries ! Il ne peut pas y avoir une vie après la naissance !

Gabriel : Mais pourquoi donc ?

Léon : Parce que personne n’est revenu de cet utérus après sa naissance pour nous dire qu’une vie existait de l’autre côté. Si personne n’est revenu, ça veut dire qu’il n’y a qu’une seule vie possible et que c’est celle que nous vivons ici, un point c’est tout !

Gabriel : Mais pourtant il existe bien des signes d’une vie après la naissance, des choses qui prouvent que des événements se passent en dehors d’ici.

Léon : Ah bon ? Alors, dans ce cas, donne-moi un seul exemple de signe dont tu parles.

Gabriel : Par moments, j’entends des voix, des bruits et des sons mélodieux. Si tu es attentif, si tu écoutes bien, si tu te concentres et si tu penses que c’est possible, je suis sûr que toi aussi, tu pourras les entendre. Comme nous ne sommes que deux ici, ces sons ne peuvent venir que d’un autre monde parallèle au notre.

Léon : Mon pauvre vieux, je te plains, ton imagination travaille trop ! En fait, tu as tellement peur de disparaître au moment de ta naissance que tu t’inventes des trucs pour te rassurer. Et donc, tu hallucines ! Moi, je n’ai rien entendu d’autre que les bruits de nos déplacements dans ce liquide !

Gabriel : Il paraît que quand on passe de l’autre côté, on voit une grande lumière au bout d’un tunnel noir.

Léon : Ah oui, tu veux parler des NBE, les near bearth experiences, les expériences aux frontières de la naissance qui surviennent dans les menaces de fausses couches. Foutaises que tout cela !

Gabriel : Et après avoir traversé le tunnel et rencontré la lumière, nous verrons notre mère.

Léon : Ah bon ? Parce qu’en plus, tu crois en une mère, toi ?

Gabriel : Oui, une mère qui prendra soin de nous et qui nous protégera car elle nous aime plus que tout.

Léon : Mais voyons, réfléchis un peu, ce que tu dis est absurde ! Si cette mère débordante d’amour existait vraiment, on le saurait ! Elle viendrait nous voir dans cet utérus ! Elle se montrerait ! Elle ne nous laisserait pas souffrir comme ça, dans cet endroit si petit et si noir !

Gabriel : Tu te trompes ; notre mère est partout autour de nous et nous sommes en elle. Nous vivons et nous déplaçons grâce à elle. Nous existons grâce à elle et à l’amour qu’elle nous porte.

Léon : Tu pètes les plombs, mon pauvre ! Tu ne vas quand même pas être comme tous ces illuminés qui croient en Mère !

Gabriel : Quand nous passerons de l’autre côté, elle sera là et elle nous prendra dans ses bras…

Léon : Mais tu n’existeras plus quand tu passeras de l’autre côté !

Gabriel : Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

Léon : C’est ce cordon relayé à ton abdomen qui te fait vivre. Sans ce cordon, tu n’es plus rien et toute vie est impossible. Quand tu passeras de l’autre côté, ce cordon sera coupé. Tu n’auras plus aucun moyen de recevoir de l’oxygène et du glucose. Privé de ces deux éléments vitaux, tu mourras en moins de trois minutes ! Tiens, regarde, petite démonstration : tu vas voir ce qui t’arrive si je plie ton cordon ombilical avec mes pieds, là !

Gabriel : AAAArrrrrrrrrr ! Gloups ! AAAAAAAAgggggggg ! Arrêêêêêête ! J’étouffe ! AAAAAAh !

Léon : Ah, ah ! Tu vois gros malin ce que tu deviens en quelques secondes sans ce cordon. Tu deviens tout gris, tu meurs et tu n’existes plus, ah, ah !

Gabriel : AAAAAgggggggggggggggg !

Léon : Voilà, voilà, ne t’énerve pas, je lâche. J’ai pas du tout envie d’avoir un avorton à côté de moi, rassure-toi. J’ai juste voulu te donner une petite leçon pour que tu restes les pieds sur le placenta. Je viens de te prouver scientifiquement que sans cordon, toute forme de vie est impossible.

Gabriel : Ouf, merci.

Léon : Pas de quoi !

Gabriel : J’ai bien crû que j’allais mourir !

Léon : Alors, tu es convaincu maintenant, j’espère ?

Gabriel : Hein ?… Convaincu de quoi ?

Léon : Et bien que sans cordon il est impossible de vivre, tout simplement !

Gabriel : Non, pas du tout !

Léon : Quoi ???

Gabriel : Je pense que ce cordon ne nous est indispensable qu’ici ; nous n’en aurons aucunement besoin quand nous serons de l’autre côté.

Léon : Pfffff, j’abandonne, tu es vraiment irrécupérable !

Gabriel : Après notre naissance, nous pourrons nous déplacer dans des espaces infiniment plus grands que celui-ci. Nous aussi, nous grandirons. Notre vie, la vraie, ne commencera qu’à ce moment-là.

Léon : Tu es complètement dingue ! En attendant, écarte-toi un peu de moi, tu prends toute la place quand tu étends les bras.

Soudain, une violente pression s’exerce dans tout l’utérus. Léon et Gabriel sont ballotés dans tous les sens. Ils entendent nettement une grosse voix qui hurle : « Poussez, poussez, oui, oui, voilà, c’est ça, continuez, je commence à voir la tête ! » Le liquide dans lequel ils baignaient s’échappe en jets puissants.

Gabriel est heureux, il devine que ce bouleversement est le signe du départ d’une nouvelle vie qu’il pense merveilleuse. Léon est d’abord terrorisé puis, peu à peu, son visage crispé se détend et s’illumine d’un tendre sourire. Il passe l’obscurité du tunnel utérin et aperçoit une violente lumière.

Léon : Gabriel, Gabriel, tu m’entends toujours ?

Gabriel : Oui, Léon, je ne te reçois plus que très faiblement. Bientôt, nous ne pourrons plus communiquer de cette façon et nous aurons tout oublié de ce qui s’est passé dans cet utérus.

Léon : Je crois que tu avais raison, Gabriel. On va retrouver notre mère…

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